Élections présidentielles en Mauritanie

Le premier tour des élections présidentielles aura lieu en Mauritanie le 22 juin prochain. Comme en 2014, Biram Dah Abeid s’est porté candidat à la présidence de la république.

Il mène en ce moment une campagne électorale qui l’amène à rencontrer, dans le tout le pays, un nombre impressionnant de femmes et d’hommes en attente d’autres conditions de vie, prenant en compte toutes les communautés.

Il nous importe de préciser qu’IRA France-Mauritanie mène ses actions et objectifs en dehors des aspects politiques mauritaniens.

Néanmoins, nous vous tiendrons au courant du déroulement et des résultats de ces élections.

Libération provisoire de Cheikh Ould Jiddou et d’Abderrahmane Weddady

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Sit’in devant l’ambassade de Mauritanie à Paris, en mai 2019,  pour alerter sur l’emprisonnement de deux militants d’IRA Mauritanie, Cheikh Ould Jiddou et Abderrahmane Weddady. Ils ont été incarcérés pendant plusieurs semaines pour avoir dénoncé des faits de corruption de la part du gouvernement mauritanien. Ils ont dénoncé les violations des droits humains sur leurs blogs en inspirant d’autres jeunes à travers la Mauritanie pouvant se mettre à exercer leur droit à la liberté d’expression, y compris en ligne.

Ces deux personnes ont été libérées « provisoirement » le 4 juin 2019. Chef d’inculpation retenu par la brigade des crimes financiers à Nouakchott : « accusations calomnieuses« … Amnesty International France s’est fait le relai de ces incarcérations.

 

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Exposition « Esclavage et discriminations en Mauritanie » à la médiathèque de Digne jusqu’au 8 juin 2019

Dans le cadre de la commémoration de l’esclavage et en partenariat avec Amnesty International France
DU MARDI 28 MAI AU SAMEDI 8 JUIN
Exposition de photos : « Esclavage et discriminations en Mauritanie : Braver le déni » Exposition de l’association « IRA France Mauritanie » qui lutte de façon non-violente contre la persistance de l’esclavage en Mauritanie. Marie Foray, juriste, et Tiphaine Gosse, journaliste, ont été déclarées « persona non grata » par les autorités mauritaniennes alors qu’elles effectuaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie. Elles sont rentrées en France le 2 mai 2017. Les photos des victimes de l’esclavage , les interviews et rencontres de celles et ceux qui ont accepté de témoigner et de dénoncer l’injustice, le racisme, l’esclavage… qui sévissent dans leur pays, constituent les véritables raisons de leur expulsion par les autorités. Tout ceci montre à quel point ce sujet reste extrêmement sensible et tabou en Mauritanie.
Informations pratiques sur le site de la médiathèque de Digne

Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste

Notre association IRA France-Mauritanie crée son site.

Nous prenons très au sérieux cet acte fondateur, bien qu’il puisse paraître aujourd’hui des plus commun, voire « normal » au moment où il est si courant de communiquer par cette voie.

Pourquoi ? Parce qu’il y a maintenant 4 ans nous informions nos adhérents par e-mails, voire encore par support papier. Nous avons grandi. Nous avons grandi avec et en parallèle des alertes et des violations des Droits Humains élémentaires dénoncés par Biram Dah Abeid.

Nous connaissions, il y a 4 ans, si peu son pays : la Mauritanie.

Avec lui et ses compagnons, magnifiques de pacifisme et de foi, nous avons traversé leur pays. De part en part, de prisons en tribunaux, de rassemblements joyeux et militants, en cohortes populaires.

Nous avons cru longtemps que 4% de la population mauritanienne était soumise en esclavage. Troublante vérité : 20% de la population mauritanienne, hommes et femmes naissent en 2018 propriété privée de leurs concitoyens.

Des hommes et des femmes et des enfants aujourd’hui en Mauritanie, travaillent contre leur gré, sans salaire décent, ne vont pas à l’école, subissent viols et tortures. En toute impunité. Tout en s’accommodant du mépris, de la stigmatisation et de l’exclusion matérielle.

Nous avons grandi, nous avons appris qu’en brisant les chaînes de l’imposture, nos actions et alertes nous faisaient rejoindre peu à peu les rangs du mouvement des droits civiques.

Aujourd’hui notre ONG IRA France-Mauritanie ouvre son site.

Avec humilité, avec une détermination sans limite, et comme on offre régulièrement dans un journal, une tribune libre, nous bravons le déni de l’esclavage en Mauritanie pour y rétablir la dignité humaine.

Jean-Marc Pelenc

Président