Inscription à l’AG du 26 septembre – message important aux adhérents de l’association

Chers adhérents, 

Notre AG 2021 aura lieu dimanche 26 septembre à Aix-en-Provence dans la salle du Secours Catholique, 2 Bd Maréchal Leclerc – 13100 Aix en Provence, (la salle se trouve entre le Pasino et l’Eglise ST Paul).

Pour tous ceux qui ne viendront pas, pensez à envoyer votre pouvoir complété et signé au siège de l’association (IRA France Mauritanie, 1130 route de Cucuron, 84160 Cadenet) ou par mail (irafrance-mauritanie@gmail.com)

Pour des raisons sanitaires, la jauge de la salle nous impose une inscription préalable au-delà de laquelle nous serons obligés d’arrêter les inscriptions.

Croyez bien que nous sommes désolés de ces contraintes qui risquent d’empêcher certains d’entre vous de participer à ce moment important de la vie démocratique de notre association. 

Merci donc de vous faire connaître auprès du Secrétaire Général, Bruno Canivenc, qui vous répondra très rapidement pour vous confirmer (ou pas) votre inscription à l’adresse suivante bruno.canivenc@gmail.com

Par ailleurs et toujours pour des raisons sanitaires, nous ne pourrons pas partager comme d’habitude un repas en commun, chacun est donc prié de prévoir son propre repas sur place. 

Bien cordialement à vous tous, 

Bruno Canivenc, Secrétaire Général d’IRA France-Mauritanie. 

IRA-France-Mauritanie félicite Me Fatimata M’Baye pour son élection à la présidence du Conseil d’Administration du RÉSEAU INTERNATIONAL des FEMMES JURISTES

Me Fatimata M’Baye vient d’être élue Présidente du Réseau International des Femmes Juristes.  Première femme avocate  en Mauritanie, Présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme,  affiliée à la FIDH, c’est une compagne de route d’IRA. Elle a défendu Biram Dah Abeid et d’autres membres d’IRA à plusieurs reprises, elle avait accepté de tutorer l’étudiante juriste Marie Foray partie à Nouakchott documenter pour IRA-FRANCE-MAURITANIE des cas d’esclavage. Lors de notre voyage en Mauritanie en janvier 2020, elle nous a longuement reçus et fait partager son analyse de la situation des droits humains en Mauritanie sous la présidence Ghazouani.  C’est enfin elle qui porte le dossier de dépôt de plainte pour torture de cinq membres d’IRA, dont Moussa Bilal Biram et  Abdallahi Matallah Saleck envoyés dans l’ancien bagne de Bir Moghreïn.Nous l’avons chaleureusement félicitée pour cette élection prestigieuse et publions ce communiqué de presse.

Communiqué de Presse :

C’est avec une très grande joie qu’IRA-FRANCE MAURITANIE a appris l’accession de Maître Fatimata M’Baye au poste de Présidente du Réseau International des Femmes Juristes. Cette élection témoigne de la grande confiance que lui accordent ses consœurs juristes au regard de son parcours exceptionnel et de son engagement déterminé en faveur de tous ceux que les puissants essaient d’opprimer en instrumentalisant le droit et les institutions judiciaires si besoin. Il est vrai que sa longue expérience au Barreau de Nouakchott lui a donné l’occasion de bien connaître ces pratiques et d’apprendre à les combattre. Et le bout de chemin que nous partageons avec elle depuis quelques années, du stage de la juriste Marie Foray à la tentative de dépôt de plainte pour torture de Moussa Bilal Biram et des quatre autres prisonniers torturés d’IRA, nous a largement permis d’apprécier son courage.

Au nom de tous les adhérents d’IRA-France-Mauritanie, nous adressons à Me Fatimata M’Baye nos sincères félicitations et l’expression de notre confiance dans sa réussite dans cette nouvelle mission valorisant le rôle des femmes en faveur du respect des droits humains au niveau international, ainsi que dans la poursuite de ses engagements au sein de ses autres fonctions professionnelles et associatives. 

Jean-Marc Pelenc,  Président d’IRA-France-Mauritanie 

MANIFESTATION À PARIS – SAMEDI 21 AOÛT 14H

IRA-France lance un appel à ses militantes et militants, sympathisantes et sympathisants, à continuer la mobilisation pour dénoncer le laxisme des autorités mauritaniennes à appliquer la loi incriminant l’esclavage et ses séquelles et les discriminations toujours présentes. 


IRA-France dénonce l’enrichissement sans scrupule et illicite de l’entité dirigeante, à travers la montée vertigineuse et injustifiée des prix du coût de la vie et l’appauvrissement systématique des citoyens mauritaniens, le problème d’accès au droit de recensement. 


IRA-France dénonce aussi la composition mono-ethnique et monocolore des différents corps d’État en Mauritanie. 
IRA-France réitère enfin son attachement au droit légitime et constitutionnel des Mauritaniens à manifester pacifiquement, et s’engage avec le Président d’Honneur BIRAM DAH ABEID dans sa démarche vers la liberté.

IRA-France : cellule de communication

Date de la manifestation: SAMEDI LE 21/08/2021
Heure: 14h00 à 17h00
Lieu : Devant l’ambassade de la Mauritanie à Paris

5 rue de Montevideo – 75116 Paris
Métro ligne 2 station Porte Dauphine. 

Le Président de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe décoré par la Ville de Clichy


IRA France Mauritanie adresse ses plus sincères félicitations à Mohamed Yayha ould Ciré au moment où ce dernier se voit décerner la médaille de la Ville de Clichy. Cette médaille attribuée à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition, honore un militant engagé, un humaniste et un érudit sur la question de l’esclavage en Mauritanie. Nous nous associons avec plaisir et émotion à la fierté et à la joie de Mohamed  Yahya et de tous nos amis de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe

Jean-Marc Pelenc, Président et le Bureau de IRA-France-Mauritanie

Lettre d’actualités du mois de mai 2021

            Nous avons le plaisir de publier notre première Lettre d’Actualités de l’association à destination des adhérents et du public. Elle a pour vocation de vous tenir informés des actions de notre association en France et en Mauritanie et de la situation des droits humains en Mauritanie, en particulier sur les questions de l’esclavage et des discriminations, avec une attention soutenue portée à l’activité d’IRA. Cette Lettre sera publiée sur notre site (irafrance-mauritanie.org), sur notre page Facebook (www.facebook.com/irafrance.mauritanie) et sur le groupe WhatsApp d’IRA-France-Mauritanie.

  • Envoi de médicaments en Mauritanie : Ce projet est plus que jamais en cours. Nous espérons vous tenir très rapidement informés de l’arrivée de ce convoyage.
  • La Mauritanie condamnée pour le dernier emprisonnement de Biram Dah Abeid : le Comité des Droits de l’Homme de l’Union Interparlementaire (association mondiale de défense des parlementaires basée à Genève), dans sa décision de mars, condamne la Mauritanie pour le procès et l’emprisonnement particulièrement arbitraires d’août à décembre 2018 de Biram Dah Abeid qui était déjà député. A l’époque, le gouvernement du Président Aziz avait monté de toutes pièces une fausse accusation de violence envers un journaliste pour empêcher Biram de mener campagne pour sa réélection. Cette manoeuvre n’avait pas empêché sa réélection et le Comité, saisi par IRA, a donc prononcé une décision sans appel sur le caractère particulièrement injuste de cet emprisonnement. Une nouvelle condamnation internationale de la Mauritanie pour non-respect des droits humains, même pour les parlementaires ! 
  • Sur les questions de l’esclavage et des discriminations, les nouvelles sont nettement moins bonnes :

                        – au début du mois, à Kaédi (sud de la Mauritanie), des heurts violents avec blessés ont eu lieu dans la communauté soninké, après le remplacement ponctuel de l’imam titulaire par un membre de la communauté considéré comme esclave et jugé donc inapte à cette fonction par certains nobles. De nombreux appels au calme ont été lancés, mais l’évènement en dit long sur la persistance forte de mentalités et comportements esclavagistes…

                        – en mars, l’association SOS-Esclaves a dénoncé la présence d’une jeune fille esclave dans une dot de mariage dans une riche famille à Ouadane dans le centre du pays. Les médias locaux ont fait beaucoup de bruit autour de cette affaire pas encore totalement éclaircie. La Commission Nationale des Droits de l’Homme semble plus empressée de mettre hors de cause la famille que de protéger la jeune fille, les autorités de leur côté ont emprisonné pendant quelques jours deux responsables locaux de SOS-Esclaves… En s’appuyant sur de nombreux signaux contradictoires venus de la part des autorités, Biram Dah Abeid a dénoncé la présence au sein du gouvernement de forces hostiles à un plus grand respect des droits humains et à l’application des lois.

                        – enfin, les Haratines et les Mauritaniens noirs de retour après l’exil forcé des années 90 rencontrent toujours autant de difficulté pour se faire recenser et voir reconnaître leur nationalité mauritanienne (on parle d’enrôlement). Le nombre très insuffisant de bureaux, de fonctionnaires affectés à cette tâche, le mépris et la mauvaise volonté évidente de certains d’entre eux alimentent la chronique depuis des années. Ceci est d’autant plus grave que l’absence d’enrôlement empêche un adulte d’avoir des papiers d’identité , de voter et de voyager, un enfant d’être scolarisé dans l’enseignement public à partir du collège, de bénéficier de certains soins de santé. Biram Dah Abeid a dénoncé récemment avec force cette situation scandaleuse organisée par le précédent Président Aziz et a interpelé solennellement le Président Ghazouani à ce sujet.

COMMUNIQUE de CONDOLEANCES

                                         

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons ce mardi 20 avril 2021, le décès de Pierre SOUHAITE. Pierre était un militant de longue date d’Amnesty International, très actif au sein du groupe d’Amnesty de Digne (04) aux côtés de notre Président d’Honneur Régis Coulange.

Pierre a rejoint notre association dès l’année 2015. Ayant longtemps vécu en Guadeloupe, passionné d’histoire, Pierre s’est très rapidement intéressé aux problèmes de l’esclavage dans ce département français d’Outre-Mer, jusqu’à y consacrer un livre qu’il a intitulé Le prix de la liberté aux Editions Paroles.

Il y rappelle avec détermination et sans concession qu’en 1802, Bonaparte a rétabli en Guadeloupe l’esclavage pourtant aboli en France en 1794 et comment de jeunes hommes qui s’étaient engagés pour défendre la liberté et les acquis de la Révolution, ont été utilisés à des fins de répression de cette même liberté. Sans complaisance avec les militaires, les planteurs ou les propriétaires, il décrit les formes d’esclavage endémiques jamais disparues finalement.

Ces sujets le passionnaient car ils lui permettaient d’évoquer toutes les formes de violations des Droits Humains dans le monde, dont l’esclavage.

Nous avons avec lui, participé à Digne à deux de ses conférences lorsque nous avions, entre autres, en 2017, monté et présenté notre exposition, « Photos et paroles d’esclaves ».

Pierre devant un public nombreux avait évoqué les combats abolitionnistes menés par Biram dah Abeid. 

Il était un soutien discret et fidèle de notre association.

Nous pensons aujourd’hui à sa famille et à ses proches.

Nous venons de perdre un grand militant abolitionniste de l’esclavage, un ami.

Les membres du Bureau d’IRA France-Mauritanie

Décision du “Comité des Droits de l’Homme des Parlementaires” de l’Union Interparlementaire de mars 2021

Nous avons le plaisir de porter à votre connaissance une décision, certes tardive, du Comité des Droits de l’Homme de l’Association mondiale des parlementaires. Situé à Genève, ce Comité, émanation de l’Union Interparlementaire, a pour objectif de défendre les droits d’un nombre croissant de parlementaires à travers le monde qui sont victimes de violences et de mauvais traitements, voire menacés de mort, simplement parce qu’ils font leur travail. Cette décision sanctionne la Mauritanie pour le procès et l’incarcération particulièrement arbitraires d’août à décembre 2018 de Biram Dah Abeid, alors député. A l’époque, le gouvernement du Président Aziz avait monté de toutes pièces une fausse accusation de violence envers un journaliste pour empêcher Biram de mener campagne pour sa réélection. Cette manoeuvre n’avait pas empêché sa réélection et le Comité, saisi par IRA, a donc prononcé une décision sans appel sur le caractère particulièrement injuste de cette incarcération. Une nouvelle condamnation internationale de la Mauritanie pour non-respect des droits humains, même pour les parlementaires !

Une jeune fille pour dot

Nous manquons encore de précisions, mais il nous semble important de porter à votre connaissance le communiqué d’une association amie SOS-Esclaves qui s’indigne contre une situation scandaleuse malheureusement encore fréquente. Selon une tradition encore en vigueur, une jeune fille hartani aurait été donnée en dot à l’occasion d’un mariage dans une riche famille maure à Ouadane. Nous exigeons bien sûr avec tous les abolitionnistes l’application des lois anti-esclavagistes avec, si c’est bien le cas, la libération immédiate de cette jeune fille et réparation du préjudice subi.

Le Bureau d’IRA France Mauritanie

COMMUNIQUÉ DE SOS-ESCLAVES

29 mars 2021

« À la suite d’un mariage organisé à Ouadane, il a été tenu une formule selon laquelle la dot comprend le don d’une esclave. En réaction à cela, SOS Esclaves condamne fortement de tels propos qui constituent une apologie claire et nette de l’esclavage que les dispositions de la loi 031/2015 condamne. SOS Esclaves demande aux autorités mauritaniennes d’engager une démarche globale pour lutter contre ces pratiques réactionnaires qui mettent en cause tous les efforts nationaux pour l’instauration d’une société égalitaire et d’entreprendre les investigations nécessaires afin de s’assurer que ces déclarations rétrogrades n’ont pas été suivi de faits. Le cas échéant, SOS Esclaves demande l’application des dispositions de la loi 031/2015 à l’encontre des responsables de ces pratiques criminelles. »

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

En cette Journée internationale de la Femme, nous souhaitons une très bonne fête à toutes les Femmes du monde, plus particulièrement aux femmes d’IRA France et d’IRA Mauritanie. Le 8 mars est un jour mémorable pour les droits de la Femme. On rend hommage à ces Femmes battantes, Femmes entrepreneures, Femmes chefs d’entreprises, Femmes au foyer et surtout à ces dames qui sont au chevet des malades en cette période de pandémie. Nous invitons toutes les femmes à la participation pleine et effective dans la prise de décisions au sein de la sphère publique. Nous appelons à l’élimination de toutes les formes de violence et d’esclavage infligées aux femmes et aux filles en Mauritanie ainsi que dans le monde.

Violences et détentions arbitraires inacceptables

Communiqué de presse d’IRA France-Mauritanie, 2 décembre 2020

A l’attention de Monsieur Mohamed Cheikh Mohamed ould Ghazouani

                           Président de la République Islamique de Mauritanie

Ce dernier samedi 28 novembre 2020 la Mauritanie célébrait le 60ème anniversaire de son indépendance dans l’ensemble du pays. Depuis cette indépendance, la Mauritanie a été marquée par des politiques discriminatoires excluant systématiquement les noirs de toutes responsabilités gouvernementales.

 Et quand l’ensemble de cette communauté majoritaire manifeste pacifiquement, comme toujours, pour commémorer les massacres dont elle a été l’objet, la classe politique au pouvoir depuis 60 ans, lui confisque le plus élémentaire des droits : celui de se rassembler en lui interdisant son droit à pleurer ses morts.

Monsieur le Président de la République, ce samedi 28 novembre, vous pouviez transformer cette fête nationale en y incluant une forme de pardon et de reconnaissance envers des familles entières rongées par le deuil, rongées par la douleur d’avoir perdu leurs maris, leurs enfants, lors de ce sinistre jour où, à Inal en 1990, 28 détenus étaient pendus, lâchement exécutés. Cette date n’est plus pour ces familles une commémoration de « fête », mais elle est devenue une journée de deuil à la mémoire de martyrs et d’un passif humanitaire qui pèse si lourdement sur la majorité de la population mauritanienne.

Monsieur le Président, ce pogrom intentionnel, constitue un acte de génocide au sens de l’article 2 de la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 « sur la répression des crimes de génocide ». Les forces de l’ordre ont réprimé et mis en détention avec un parallèle inouï, 28 personnes ce dernier 28 novembre. Pacifiquement, elles demandaient à ce que l’on n’oublie pas. C’est par la violence et la détention, une nouvelle fois, qu’elles ont été ostracisées, privées de leur droit fondamental : la liberté d’exprimer publiquement leur douleur.

Nous vous prions, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir vous exprimer sur ces exactions au moment où vous semblez opérer une ouverture en faveur des défenseurs des droits humains.

 Jean-Marc Pelenc, Président de IRA France-Mauritanie