60 ans après l’indépendance, où en est la Mauritanie ?

Il y a eu 60 ans que la Mauritanie a eu son indépendance. De nos jours, nous vivons l’injustice, la discrimination, le racisme et l’esclavage sous une forme d’apartheid. Il reste un des pays les plus reculés au monde en matière de liberté d’expression. Le 9 novembre 2020 le député Mohamed Bouya a empêché le ministre des finances de s’exprimer en français au sein de l’hémicycle en voulant lui imposer une autre langue, un acte intolérable et raciste qui prouve encore une fois que ce système et ces élus veulent restreindre la liberté à une partie des noirs Mauritaniens qui ne s’expriment que dans cette langue au sein de l’administration. Ceci s’est produit devant le président de l’Assemblée nationale. Ce député doit être sanctionné car il sème davantage la division et le racisme entre les noirs et les maures blancs au sein du parlement. En Mauritanie, certaines personnes manifestent contre les propos de Monsieur Macron ou réclament de boycotter la langue Française alors que la France est un pays d’accueil pour les opprimés et les exilés des pays esclavagistes comme la Mauritanie. Le Français est une langue utilisée dans l’administration particulièrement par les noirs Mauritaniens. Le système en place tente de nous exclure du pays en voulant nous imposer l’Arabe. Aujourd’hui, la pratique de l’esclavage est répandue partout en Mauritanie où les autorités refusent d’appliquer la loi et emprisonnaient arbitrairement des militants d’IRA qui la dénoncent.Nous assistons à une augmentation de la délinquance. Les viols et les crimes s’accentuent de jour en jour. Des innocents sont tués, massacrés, jetés en prison, traînés devant les tribunaux. Aucun de ces soi-disant savants ou Oulémas qui manifestent contre la langue Française ne manifestent ou ne condamnent ces atrocités causées par des assassins qui agissent impunément.Il y a 1 an et demi que le nouveau président est arrivé au pouvoir. L’injustice et la discrimination raciale sont malheureusement toujours présentes. La majeure partie des nominations administratives s’adresse à la communauté Beydane et les candidats qui réussissent aux concours nationaux sont généralement issus de cette frange avantageuse de la population, situation qui dénote la continuité des 10 ans de la présidence de l’ancien chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz. Le 28 novembre, date anniversaire de la fête d’indépendance, s’approche. Elle représente, depuis le 28 novembre 1990, un jour de deuil pour les noirs Mauritaniens. Ce jour, 28 soldats Peulhs emprisonnés à Inal avaient été choisis et exécutés par pendaison pour célébrer l’évènement. Ce crime d’Etat reste à ce jour impuni.Chaque année, le leader de notre Mouvement de l’IRA, Biram Dah Abeid et sa délégation se rendent dans cette ville, où ces soldats ont été pendus, pour se recueillir sur leurs tombes. C’est un moment douloureux pour les familles des victimes. En ce moment, le nouveau Président Ould Ghazouani effectue une tournée au niveau de la région de la Vallée. Bien qu’une ouverture vers les droits humains semble se manifester, les populations attendent plus. Les simples visites ne les satisfont pas. Elles veulent le changement du système instauré depuis les années 60. Les veuves et les orphelins veulent la justice et la réparation des dommages qui leur ont été causés.

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